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Habits trouvés
Lors du dernier Halloween, plusieurs vestes, jaquettes ont été retrouvées. A retirer au greffe jusqu'au 30 avril. Passé ce délai, ces habits seront déposés dans la benne de récupération TEX-AID.

Histoire de la commune

Mex est connu depuis le douzième siècle. Il s'écrivait alors Mais, puis Maiz en 1228, ensuite May en 1453. D'après les historiens, le nom serait le dérivé de nobles comme Macius, Mascieus, Masius ou Matias.

Du XIV ou XVI siècles les terres de Mex ont passé successivement dans plusieurs familles et finalement à la famille de Charrière qui réunit ainsi toute la seigneurie dans ses mains.

 

Très dérangé dans ses affaires, Auguste de Charrière, resté célibataire, dut vendre, en 1773, la coseigneurie de Mex, comprenant le beau domaine et le château dit d'en bas, aussi bien que son domaine de Bournens. L'acquéreur de Mex fut n. Philippe Plantamour-Brès, seigneur de St-Bonnet, qui s'occupait d'agronomie et sériciculture. C'est lui qui fit bâtir le grand bâtiment d'exploitation agricole qui existe encore, à côté du château d'en bas.

 

Quant à Samuel de Charrière, il mourut en 1780 et sa coseigneurie, soit le château d'en haut avec le domaine, passa à son neveu, Salomon de Charrière. Son fils Guillaume-Benjamin Samuel, plus tard lieutenant du Conseil d'Etat (1829-1831) lui succéda, en 1793, et fut le dernier seigneur de Mex. Il avait racheté en 1797, de l'hoirie Plantamour, la coseigneurie et le rural possédés par celle-ci, et réunit encore une fois toute la seigneurie sur sa personne. Guillaume-Benjamin Samuel de Charrière mourut en 1838 et son fils, Sigismond de Charrière de Sévery, longtemps député de Lausanne au Grand Conseil, hérita de lui les domaines et châteaux de Mex. A son décès, en 1876, ses deux fils, William et Ferdinand de Charrière de Sévery possédèrent en indivision, jusqu'en décembre 1898, les immeubles de leur père. Mais, à cette date, l'aîné des fils ayant cédé à son frère sa part de l'héritage paternel, le colonel Ferdinand de Charrière devint l'unique possesseur des domaines de la famille à Mex. Dès lors, il a fait reconstruire le bâtiment d'exploitation agricole du domaine d'en haut et restaurer le château d'en bas.

 

Situé sur la grande route de Lausanne à Jougne, Mex bénéficiait autrefois d'un roulage considérable.

Le village était, autrefois, une annexe de la paroisse de Penthaz. Il fut réuni en 1711 à celle de Vufflens-la-Ville et, en 1846, à celle de Crissier. Depuis 1852, il est de nouveau une annexe de Vufflens.

Curiosités

On voit, dans un encadrement de fenêtre du château d'en bas, la date 1656, mais on ne sait d'une manière certaine s'il s'agit de l'époque de la construction ou peut-être celle d'une restauration. Le château d'en haut semble dater de la même époque, soit du XVIIème siècle, mais a subi des remaniements. Les Châteaux de Mex

Une abbaye de mousquetaires exista à Mex de 1804 à 1836. Son drapeau est conservé dans la famille de Charrière.

L'auberge communale
possède une enseigne sur laquelle est peint un bouquet de fleurs, avec la devise " au mai ".

La poterie de Mex a joui pendant longtemps d'une certaine réputation. La tuilerie des Vaux, aujourd'hui disparue, fournissait aussi des produits excellents.

Il y avait autrefois à Mex un vignoble assez étendu. Une grande partie de celui-ci fut arraché, au commencement du XIXème siècle, vu son faible rendement.

 

Avant la Réformation, Mex possédait, sous le vocable de Sainte-Marie-Madeleine (voir son histoire ici) une église dont le patronat appartenait à l'évêque. On ne comptait que 10 feux dans la paroisse en 1453 et la cure avait un revenu de six livres. Au cours de l'exploration archéologique de l'église, en 1908, on a trouvé des traces d'une chapelle plus ancienne. L'édifice a été ensuite complètement restauré en 1909. Il est maintenant orné, à l'intérieur, de remarquables fresques, dues au peintre Louis Rivier, qui a reçu, à cette occasion, la bourgeoisie d'honneur de la commune de Mex.

 
 

Sources : D. Martignier (dictionnaire) - W. Charrière de Sévery - arch. mon. hist.
Bibliographie : Louis de Charrière. Les fiefs nobles de la baronnie de Cossonay